Disjonction intermaxillaire et distraction maxillaire
Durée de l’intervention : 1 heure
Type d’anesthésie : générale
Convalescence : 5 jours
Tarif : 1400€
Durée de l’intervention : 1 heure
Type d’anesthésie : générale
Convalescence : 5 jours
Tarif : 1400€
Disjonction intermaxillaire et distraction maxillaire sont des interventions qui partagent le même but, celui d’augmenter la largeur de la mâchoire supérieure. Elles peuvent parfois être nécessaires, quand il existe un encombrement dentaire, que les dents se chevauchent, et que ces défauts ne peuvent pas être corrigés via un traitement orthodontique classique, faute d’espace suffisant.
Que sont la disjonction intermaxillaire et la distraction maxillaire ?
Les maxillaires sont des os pairs du massif facial qui forment la mâchoire supérieure, accolés l’un à l’autre et symétriques par rapport à la ligne médiane du visage. On appelle « disjonction intermaxillaire » et « distraction maxillaire » des interventions de chirurgie orthognathique réalisées pour écarter les maxillaires et augmenter la largeur du palais.
Le choix entre l’une ou l’autre de ces méthodes est multifactoriel (largeur visée du palais, âge, épaisseur des gencives, encombrement dentaire…) et il est généralement admis que la distraction maxillaire est préférable quand le gain de largeur nécessaire est de plus de 5 millimètres.
La différence entre ces deux techniques est que, en cas de disjonction intermaxillaire, l’élargissement du palais est immédiat alors que, pour la distraction maxillaire, il est progressivement obtenu dans les semaines qui suivent la chirurgie.
Ces interventions peuvent être réalisées seules mais sont néanmoins fréquemment associées à d’autres gestes chirurgicaux, notamment l’ostéotomie maxillaire de Le Fort.
A qui s'adressent la disjonction intermaxillaire ou la distraction maxillaire ?
Ce type de chirurgie est nécessaire quand une largeur intermaxillaire insuffisante induit un encombrement dentaire sur la mâchoire supérieure et que les dents se chevauchent. En particulier, ces interventions présentent un immense intérêt lorsque l’orthodontiste ne peut pas corriger les anomalies dentaires observées par la simple pose de bagues ou de gouttières.
Déroulement de la disjonction intermaxillaire et de la distraction maxillaire
Consultation
Au cours d’une première consultation, le chirurgien maxillo-facial détermine la largeur intermaxillaire du patient, procède à son examen clinique et réalise des radiographies et des moulages dentaires. Ce sont les conclusions de ce diagnostic initial qui lui permettent de bâtir un plan de prise en charge complètement personnalisé, notamment en choisissant la méthode la plus adaptée au patient : disjonction ou distraction maxillaire.
Il est ensuite nécessaire de suivre un traitement d’orthodontie préparatoire à l’intervention. Il consiste en la pose de bagues ou de gouttières (pour préparer au mieux les arcades dentaires), complétée par la mise en place d’un dispositif orthodontique au niveau du palais.
Dans le cas d’une disjonction maxillaire, sa fonction sera de maintenir l’élargissement intermaxillaire obtenu pendant quelques semaines, le temps qu’un cal osseux suffisant se soit formé. Si c’est une distraction maxillaire qui est pratiquée, ce « distracteur » sera écarté progressivement après l’intervention, par le patient lui-même, pour obtenir la largeur palatine souhaitée au bout de quelques semaines.
Quelle que soit l’intervention choisie, elle ne peut avoir lieu que lorsque les arcades dentaires sont prêtes grâce au traitement orthodontique : l’alignement des dents du haut et du bas doit être favorable à la chirurgie. Avant celle-ci, une consultation avec l’anesthésiste est obligatoire.
Se préparer à une disjonction ou à une distraction intermaxillaire
Pour limiter les saignements, aucun médicament à effet anti-coagulant ne doit être pris dans les 15 jours qui précèdent l’intervention et, plus généralement, il faut signaler tout traitement médical en cours. La consommation de nicotine sous toutes ses formes est déconseillée 1 mois avant et après le traitement, au risque d’entraîner sinon des troubles de la cicatrisation et de la consolidation osseuse ou de favoriser les infections. Enfin, le jour de l’intervention, le patient doit être à jeun depuis au moins 6 heures.
L'intervention
Disjonction et distraction intermaxillaires ont lieu sous anesthésie générale. Les incisions sont réalisées à l’intérieur de la cavité buccale, sur les gencives, entre les dents du haut et la lèvre supérieure. Elles ne produisent donc aucunes cicatrices visibles.
La première étape de l’intervention est de séparer le palais en deux. Le chirurgien procède ensuite à l’activation du dispositif palatin préalablement mis en place au cours du traitement orthodontique. Il permet de conserver l’écart intermaxillaire obtenu après une disjonction. Dans le cas d’une distraction, le patient doit procéder à son écartement progressif dans les semaines post-opératoires, à l’aide d’une clé fournie pour manipuler un petit vérin, et en respectant à la lettre les consignes du praticien.
En fin d’opération, les incisions sont refermées avec des fils résorbables.
Les suites opératoires
La durée totale d’hospitalisation varie de 24 à 72 heures. Le contrôle de la douleur est obtenu par l’injection d’anesthésiants locaux en fin d’intervention et la prescription d’antalgiques adaptés. Par ailleurs, il est d’usage de placer pendant quelques jours un masque facial réfrigérant qui contribue aussi à atténuer la douleur et permet de limiter le gonflement du visage.
Aucun blocage des mâchoires n’est nécessaire : seuls des élastiques entre les dents du haut et du bas permettent d’améliorer le résultat de l’alignement et prévenir une éventuelle récidive. Ainsi, la parole est immédiatement possible. Pour sa part, l’alimentation doit être liquide, mixée puis molle pendant au moins 1 mois. Au cours de la même période, le nez du patient est fréquemment bouché. Il doit cependant éviter de se moucher et des lavages au sérum physiologique sont recommandés.
Enfin, pour prévenir les infections, le patient doit par ailleurs s’assurer d’une hygiène dentaire stricte, grâce à un brossage minutieux et des bains de bouche.
Prendre rendez-vous avec le Dr Ruiz
Risques et complications
Tout acte chirurgical, même bien conduit, induit un risque de complications. Dans le cas de la disjonction ou de la distraction intermaxillaire, elles sont rares mais peuvent parfois prendre la forme de troubles de la cicatrisation ou de la consolidation, d’infections ou d’une perte de sensibilité de la lèvre supérieure et des dents, le plus souvent temporaire. Chez certains patients, une nouvelle coloration de certaines dents est parfois observée, généralement momentanée car due à un hématome intra dentaire.
Il peut aussi arriver que la gencive se rétracte entre les dents au niveau du trait de section ou qu’une communication entre les fosses nasales et le palais se forme, spontanément ou avec l’expulsion de fragments osseux. Dans certains cas, une intervention secondaire de fermeture peut alors s’avérer nécessaire.
Enfin, des troubles des articulations des mâchoires sont parfois rapportés, généralement bénins et disparaissant spontanément en quelques mois dans la majorité des cas.
Disjonction et distraction intermaxillaires avant - après : résultat
Le résultat final du traitement est généralement stable dans le temps et les récidives sont rares. Grâce à l’intervention, il est ensuite possible de mettre en place un traitement orthodontique de manière efficace, pour travailler l’alignement dentaire des dents du maxillaire.
Disjonction et distraction intermaxillaires : prix et prise en charge
Le prix du traitement dépend des caractéristiques du patient et ne peut donc être formalisé par un devis personnalisé qu’en fin de cycle préopératoire. La prise en charge de l’intervention par l’Assurance Maladie est généralement possible sans nécessité d’accord préalable.
0 commentaires