Corticotomie alvéolaire

Durée de l’intervention : de 30 à 45min
Type d’anesthésie : locale ou générale
Convalescence : de 7 à 10 jours
Tarif : à partir de 1400€
Durée de l’intervention : de 30 à 45min
Type d’anesthésie : locale ou générale
Convalescence : de 7 à 10 jours
Tarif : à partir de 1400€
Le but premier de la corticotomie est d’accélérer les traitements orthodontiques chez l’adulte. Le principe est de procéder à des lésions chirurgicales contrôlées de l’os alvéolaire. Elles entraînent sa déminéralisation temporaire et le rendent ainsi plus malléable, pour permettre des déplacements dentaires plus rapides et de plus grande ampleur.
Qu'est-ce que la corticotomie ?
Le principe de base de l’orthodontie est d’appliquer une force contrôlée de manière prolongée sur la ou les dents à repositionner correctement. Cette contrainte mécanique entraîne en effet une réaction au niveau cellulaire de l’os environnant, appelée « remodelage osseux ».
Plus précisément, sous l’effet du traitement, l’os alvéolaire (autour de la racine de la dent) se modifie peu à peu, autorisant le déplacement dans le sens souhaité et comblant par ailleurs les vides que crée ce mouvement. C’est l’ensemble de ces modifications qui fait qu’une dent déplacée reste en position une fois l’appareil orthodontique retiré.
Il s’agit néanmoins d’un processus long : un traitement orthodontique classique dure en moyenne 2 ans, parfois plus, ce qui représente souvent un frein à sa mise en place, en particulier chez les patients adultes.
La corticotomie alvéolaire a pour objectif de permettre des mouvements dentaires plus rapides (donc un traitement plus court) et sur des distances plus importantes. Le principe de cette technique est de procéder à des lésions chirurgicales contrôlées de l’os alvéolaire, pour induire un remodelage osseux accéléré. Ces incisions osseuses très superficielles induisent en effet une diminution localisée de la densité osseuse (« ostéopénie ») facilitatrice du mouvement dentaire. C’est un phénomène temporaire qui ne dure que quelques mois.
A qui s'adresse la corticotomie ?
La corticotomie alvéolaire s’adresse en premier lieu aux patients adultes qui souhaitent réduire de manière significative la durée d’un traitement orthodontique. Par ailleurs, grâce à la manière dont ce procédé facilite les mouvements dentaires, avec moins de résistance mécanique, les traitements sont vécus de façon plus confortable. Enfin, la corticotomie alvéolaire constitue parfois une solution efficace dans certains cas orthodontiques complexes, tels que des malocclusions graves.
Déroulement de la corticotomie
Consultation
Au cours du cycle préopératoire, la communication entre l’orthodontiste et le chirurgien en charge de la corticotomie est essentielle : de leur collaboration va dépendre le succès du traitement orthodontique accéléré dont souhaite bénéficier le patient.
Par ailleurs, au cours de la consultation qui précède l’intervention, le chirurgien se livre à un examen clinique exo-buccal du patient, de face et de profil. Bien entendu, une analyse endo-buccale est aussi réalisée par le praticien, qui examine chacune des arcades dentaires et leurs interactions.
Des examens radiographiques sont aussi nécessaires : panoramique, de face et de profil.
Ce rendez-vous préopératoire a aussi pour objectif de lever toutes les contre-indications potentielles. Elles peuvent être locales (parodontite non stabilisée, hauteur de gencive insuffisante, hygiène bucco-dentaire insatisfaisante…) ou générales (insuffisance hépatique ou cardiaque, tabagisme, cardiopathies à haut risque d’endocardite infectieuse, certaines maladies auto-immunes…).
Enfin, cette consultation initiale est aussi l’occasion pour le patient de recueillir tous les renseignements sur la chirurgie, ses suites, et les résultats attendus.
Se préparer à la corticotomie
L’intervention de corticotomie est généralement précédée de la pose de l’appareil dentaire par un orthodontiste, environ 3 ou 4 semaines avant l’intervention. Pour éviter les complications, il est fortement conseillé d’arrêter de fumer quelques jours avant la chirurgie et au moins jusqu’à ce que la cicatrisation soit totalement terminée. De même, la prise de médicaments pouvant favoriser les saignements, comme l’aspirine et certains anti-inflammatoires, est à proscrire.
L'intervention
C’est le plus souvent sous anesthésie locale que se déroule une corticotomie alvéolaire. Néanmoins, dans certains cas, et généralement à la demande du patient, l’intervention peut avoir lieu sous sédation ou anesthésie générale.
La voie d’abord la plus classique consiste à réaliser des incisions dans la gencive au bistouri. Ensuite, l’intervention consiste à stimuler l’os alvéolaire, en enlevant une partie de sa couche la plus externe (couche corticale). Selon les cas, cela peut être réalisé en utilisant un appareil vibrant à une fréquence ultrasonique (piézotome) ou avec une fraise classique. Dans certains cas, la corticotomie proprement dite peut s’accompagner d’un geste d’augmentation de l’os alvéolaire.
En fin d’intervention, les points de suture sont réalisés avec des fils résorbables qui disparaissent ensuite en 3 à 4 semaines.
Les suites opératoires de la corticotomie
Les douleurs post-opératoires sont généralement légères et temporaires. Elles disparaissent classiquement au bout de 24 heures et cèdent au traitement antalgique prescrit. Elles peuvent s’accompagner de la formation d’un léger œdème qui se résorbe le plus souvent dans les 48 heures post-opératoires. Pour en limiter la formation, il est conseillé d’appliquer une poche de glace sur la joue.
De légers saignements sont souvent rapportés. Cela ne doit pas être un motif d’inquiétude et, pour les prendre en charge, la méthode la plus simple consiste à appliquer une compresse stérile pliée sur la plaie et à la comprimer sans interruption pendant 15 à 20 minutes.
Enfin, au cours de la phase de cicatrisation, le patient doit privilégier une alimentation molle.
Prendre rendez-vous avec le Dr Ruiz
Risques et complications de la corticotomie
Les complications post-opératoires sont rares si l’intervention a été réalisée par un praticien expérimenté qui aura préalablement levé toutes les contre-indications potentielles. Néanmoins, comme pour tout acte chirurgical, certains problèmes restent en théorie possibles. Il peut notamment s’agir de développements infectieux ou, plus spécifiquement, de la lésion d’une dent voisine, du descellement d’une couronne ou encore de la fracture d’une restauration dentaire, d’un bridge ou d’une dent.
Corticotomie avant - après : résultat
On estime que le recours à la corticotomie permet d’accélérer le déplacement dentaire d’un facteur 3 ou 4. Outre le confort qu’elle apporte, cette accélération vient limiter le risque de complications dento-parodontales associées aux traitements longs. Pour autant, les résultats obtenus sont aussi stables et durables qu’avec des traitements orthodontiques traditionnels.
La corticotomie : prix et prise en charge
Cet acte est partiellement pris en charge par la Sécurité Sociale. Le coût de la chirurgie dépend des caractéristiques du patient et de l’ampleur du travail à réaliser. Il ne peut donc être formalisé par un devis personnalisé qu’après consultation préalable avec le chirurgien.
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